Prééternité

Avant qu’il existât en ce monde le jardin, la vigne, le raisin,
Notre âme était enivrée du vin éternel.
Nous avons proclamé « Ana-l-Haqq » (je suis la Vérité Suprême) dans le Bagdad du monde spirituel,
Avant la parole de Mansûr, le jugement et le gibet.
Avant que l’Ame universelle devint l’architecte du limon terrestre,
Dans la taverne des Réalités divines, notre vie était heureuse.
Notre âme était comme l’univers, la coupe de l’âme pareille au soleil.
Par le vin de l’âme, l’univers était noyé dans la lumière.
O échanson, enivre ces êtres charnels, emplis d’orgueil,
Afin qu’ils sachent tous de quelle joie ils ont été éloignés !
Que la vie soit consacrée à un échanson qui arrive par la voie de l’âme,
Afin qu’il retire le voile à tout ce qui était voilé.
Nous sommes restés éblouis devant cet échanson :
Son vin ne donnait pas de langueur, son miel ne venait pas des abeilles.
Ferme nos lèvres, ô échanson ! sinon sera divulgué le secret
Enfoui comme un trésor dans la septième profondeur de la terre.
O Tabriz ! Dis-nous si tu te souviens de cette époque
Où le soleil de la foi n’était pas manifesté en Shams-od-Din. (Odes mystiques 731)

Podcast: Prééternité

Haut de page

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *