Brumes et brouillard

Voici revenus, en cette fin d’automne, brumes et brouillard, comme pour nous emmener dans les mystères de la Vie , rendre encore plus merveilleux le spectacle aux couleurs chatoyantes dont se pare Dame Nature à cette saison. Je reste émerveillée, année après année, par ces spectacles féériques ! Les premières brumes éveillent en moi un univers presque irréel, plein de mystères et de Beauté, comme une invitation à pénétrer le Mystère de la Vie plus intimement. Les brumes matinales rendent à mes yeux une dimension majestueuse de Tout ce qui est. C’est un peu comme un voile délicatement posé sur ce qui est vu et le plus souvent connu, sans presque ne plus y prêter attention, tant l’habitude de le voir est grande… voile qui attire l’attention comme pour dire : »Alors, tu traverses la Vie sans plus t’en rendre compte ? Vois, si tu y prends garde, tu assisteras à la découverte du Mystère! » Cette invitation à Célébrer la Beauté dévoilée m’honore et je ne peux manquer ces rendez-vous ! Brumes enchanteresses ! Que vous êtes belles ! telles des étoles réchauffant la terre et protégeant des regards indiscrets….vous ne cessez de me happer à célébrer la venue du jour ! Bonheur et honneur !
Quant au brouillard, si dense qu’il ne laisse parfois plus rien paraître du décor, comme si tout avait été effacé par une main invisible, il m’invite à dépasser l’illusion… illusion de ne plus faire partie du monde, ou au contraire, illusion que l’irréel se trouve là-bas…
J’aime tout autant avancer dans le brouillard épais et me laisser surprendre par la réalité que finalement « je suis au coeur du Mystère« , que de savourer la Beauté des brumes, attendant qu’elles se retirent pour le plus grand ravissement de mon coeur!
Douceurs d’automne, brumes et brouillard, que d’invitations incessantes à la Célébration ! Que de rappels des merveilles et de l’évolution des cycles de Vie ! Que de sources de réjouissances pour le coeur à l’annonce du dépouillement ! Douceurs d’automne vous m’invitez et me préparez à entrer le coeur léger dans les ténèbres de l’hiver….

L’intermède musical est tiré de l’album Brooklyn  Rider de Kayan Kalhor   Podcast: Brumes et brouillard

Haut de page

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.