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On pense en bien des gens qu’on aime

C’est lorsque la mort frappe à la porte, que l’on perd un être cher, un parent, un proche, un ami, que cela devient évident : On pense en bien des gens qu’on aime !
Dans la douleur d’une séparation, soudain, quelque chose de merveilleux se met en place, se met en lumière. La Force d’Amour dont nous sommes tous issus se manifeste, se fait chair à travers l’épreuve. La Lumière enfouie au tréfonds du coeur est enfin libérée ! Elle permet de voir toute la Beauté de l’être qui s' »éteint » et qui permet à Sa Lumière de se répandre généreusement, de toucher toutes les âmes proches de lui. Quelle Beauté, quelle Grâce et quel Amour se déversent alors en flots infinis, purifiant les coeurs endurcis de tant et tant de scories, de rancunes, d’amertume, de jugements, de colère, d’injustices et d’ignorance. Quelle merveille que de pouvoir se laisser purifier, se laisser laver de toutes ces marques d’égoïsme, d’orgueil, de jalousie, de fausseté, de méchanceté ou de tromperie ! Qu’il est bon au coeur de pouvoir enfin être libre de ressentir l’Amour, de le laisser couler librement, sans gêne, sans arrière-pensée, simplement parce qu’il n’est plus possible de le garder sous cape. Qu’il n’est plus possible de le faire taire, de faire comme s’il n’existait pas ! Il est bien là ! Oui ! l’Amour emplit les coeurs tel un torrent inextinguible !
Mais pourquoi attendre que la mort frappe pour penser en bien des gens qu’on aime ? Pourquoi ne pas le faire quotidiennement lorsque la Vie bat son plein, qu’il est encore possible de partager et de dire son amour à quelqu’un ! L’Amour devrait pouvoir se dire, se manifester, se partager quotidiennement. Dans les prières on pense en bien des gens qu’on aime, on peut aussi profiter des moments de prières pour apprendre à penser en bien des gens qui nous dérangent quelque part, qui nous interpellent sur un aspect de nous que nous ne pouvons accepter, voir ou reconnaître ! Il est souvent plus difficile de penser en bien de soi-même et de ceux qui nous agacent, nous énervent, nous choquent et nous dérangent que de penser en bien des gens qu’on aime. Pourtant y a-t-il une différence dans l’Amour qui nourrit chaque coeur ? Y a-t-il un coeur qui mérite plus qu’un autre d’être aimé ? Ou y a-t-il une raison de priver le coeur de laisser libre cours à l’Amour qui coule en lui pour tous les êtres ?
Il est vrai qu’on pense en bien des gens qu’on aime, tout comme il est vrai qu’on peut « mourir » à l’endurcissement de notre coeur pour pouvoir penser et agir en bien pour tous les êtres !

Podcast et intermède musical: On pense en bien des gens qu’on aime

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Je t’ai apporté un miroir

Dans le chapitre No 50 du Livre du Dedans, Rûmî nous parle, à travers plusieurs exemples, du sens caché de l’homme : l’essence de l’immortalité, la racine de l’éternité !
Il dit : « Je t’ai apporté un miroir, ô Lumière, pour que tu voies ton visage et que tu te souviennes de moi ».
Toute notre vie se déroule à chercher le sens profond de la Vie, le signe de l’existence de Dieu, un indice qui nous permettrait de savoir avec certitude, que OUI, Il existe ! OUI nous pouvons y croire, OUI il y a un sens à notre présence sur terre ! Pour illustrer cette recherche, Rûmî fait référence à un chercheur de perles. « Il ne suffit pas de se rendre au bord de la mer » dit-il et de dire : « Où sont les perles ? » Pour trouver les perles, il est indispensable de plonger et de chercher ! Il faut que le plongeur soit à la fois agile et chanceux !(Le Livre du Dedans)
Tout ce que nous agissons, en bien ou en moins bien, se reflète à travers nos comportements, nos dires, nos états d’âme, que nous en ayons conscience ou non. Il en va ainsi ! Pourtant combien de fois ne sommes-nous pas amnésiques ? Il est si facile d’oublier que ce qui nous arrive, en bien ou en moins bien, n’est que le résultat, le reflet, de nos actions ! Il est si facile de se porter en victime de ceci ou de cela, de celui-ci ou de celui-là ! Nous ne sommes victimes de personne autre que nous-même ! Tout comme nous ne sommes victime de rien d’autre que de nos agissements, de nos pensées, de nos projections et de nos émotions ! Autrement dit : nous récoltons ce que nous semons ! Rûmî dit aussi: « Tout ce que mange la racine cachée de l’arbre, son effet se manifeste sur la branche et la feuille ». Il dit encore : « Même si personne n’aperçoit ce que tu caches, que peux-tu faire avec la couleur de ton visage ? »
Si véritablement nous cherchons le sens profond de l’homme, cela revient à polir un miroir pour le rendre pur et sans traces. Cela signifie que nous nous occupons de polir notre coeur de toutes imperfections (comportementales, émotionnelles, relationnelles, spirituelles). Que nous commençons par nous purifier nous-même avant de critiquer les imperfections des autres, avant de porter un jugement sur quiconque ! Se purifier soi-même, c’est le sens des ablutions avant la prière, le sens de l’engagement personnel, le sens du respect de soi et des autres.
La loi de Dieu est celle-ci :  » Commence par ta propre personne ! »
Je t’ai apporté un miroir, ô Lumière, pour que tu voies ton visage et que tu te souviennes de moi.
Autrement dit : « Je viens à toi, ô Tout Puissant, avec un coeur pur pour que tu puisses voir se refléter ta Lumière ! »

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Prendre le temps d’aimer

La plupart des gens vivent aujourd’hui dans un rythme effréné, sollicités qu’ils sont par ce qu’ils ont eux-mêmes mis en place ! Il ne faut manquer de rien et surtout rien manquer ! Il faut faire au moins autant que le voisin, le mieux étant tout de même d’en faire plus … il faut obtenir les meilleurs résultats, être le plus compétitif en affaires, le mieux placé, le plus riche, le plus grand, le plus fort, le plus…… et encore plus…. au point que ces gens-là n’ont plus le temps d’aimer. Plus le temps d’aimer autre chose que leur course folle et les résultats obtenus ou visés !
Or, aujourd’hui justement, ce qui manque le plus à la société, c’est de prendre le temps d’aimer ! Prendre le temps d’aimer qui nous sommes, ce que nous faisons, ce que nous voyons, ce qui nous entoure, nos proches, nos voisins. Prendre le temps d’aimer être en compagnie des autres, prendre le temps d’apprécier ce qui nous est confié ! Prendre le temps de dire à ceux que nous aimons que nous les aimons, prendre le temps de s’arrêter quelques minutes pour savourer la vie, célébrer un lever de soleil, un vol d’oiseau, écouter avec ravissement le chant d’un oiseau, le murmure de l’eau. Prendre le temps de s’émerveiller de l’envol des feuilles colorées en automne, ou de la vie qui s’éveille au printemps… juste prendre le temps d’aimer ce qui est et de sentir ce que cela procure au fond du coeur et de l’âme !
Que se passe-t-il réellement lorsque nous prenons le temps d’aimer ? Prenons le temps ici, de revoir une situation pour laquelle nous avons pris le temps d’aimer.
Nous a-t-il manqué du temps dans la journée ? NON ! Qu’avons-nous gagné en prenant le temps d’aimer ? En quoi avons-nous été plus riche en prenant ce temps ? Que s’est-il passé dans notre coeur, dans notre âme ? L’amour a-t-il grandit en nous ? La joie s’est-elle éveillée ou manifestée ? Le bonheur n’a-t-il pas envahit notre être tout entier ?
Et si nous pensons à une situation où nous n’avons pas pris le temps d’aimer que voyons-nous ? Que ressentons-nous ? Comment sommes-nous lorsque nous ne prenons pas le temps de nous aimer ni même d’apprécier ce qui nous entoure ? La joie est-elle au rendez-vous ? Et le bonheur où est-il ?
Que pouvons-nous tirer de ces constats ? Pouvez-vous, comme moi, dire que ne pas prendre le temps d’aimer conduit au conflit, à la colère, à l’irritabilité, au stress ? Que ce qui fâche en fait c’est de se retrouver confronté à ses propres illusions !
Prendre le temps d’aimer chaque situation, nous permet de laisser mourir ce qui n’a plus court : nos illusions ! Sans rancune, sans besoin de combat ni de lutte ! Et alors comme par magie, l’amour grandit en nous ! La paix se fait à l’intérieur ET à l’extérieur ! Pourquoi dès lors se priver de prendre le temps d’aimer ce qui est pendant qu’il est encore temps !
Rappelons-nous la règle de la Religion de l’Amour de Shams de Tabriz : Il y a pour chacun, un temps pour aimer et un temps pour mourir !

Podcast et intermède musical: Prendre le temps d’aimer

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